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Un peu d’histoire de Bailleul et son établissement

La ville de Bailleul

Ancien blason de la ville de BailleulLa ville de Bailleul occupe une situation typique au sommet d’une colline des "Monts de Flandres" de 44 mètres de hauteur. Son nom "Balliolum" "enclos fortifié", en flamand "Belle" indique dès l’époque de Jules César un lieu fortifié. De nombreuses monnaies à l’effigie de Trajan Néron Nerva trouvées au "Mont de Lille" colline voisine indiquent qu’il y eut à cet endroit des fondations Gallo-romaines.

Mentionnée sur les cartes dès l’an 800, Bailleul fut dévastée en 882 par les Normands, fortifiée en 948 et 1072 par les Comtes de Flandre, Arnold le Vieux et Robert le Frison ; les fortifications furent démantelées parle Prince Louis, fils de Philippe Auguste en 1213. Son histoire se confond avec la ville d’Ypres. Ville martyre, détruite huit fois au cours de son histoire (1436 - 1478 - 1503 - 1582 -1653 -1658 -1681-1918), Bailleul dut à la ténacité, au courage et au caractère flamand de ses habitants, d’être à chaque fois reconstruite. Elle est française depuis 1678, suite à la Paix de Nimègue.

Depuis le XIIIe siècle, Bailleul a eu une vocation textile d’abord par son drap réputé, vendu à la Hanse de Londres, puis par le lin et actuellement encore par le coton et les produits modernes non tissés.

Elle est aussi un centre dentellier depuis plusieurs siècles.

Après avoir décliné avec l’ensemble des villes dentellières, elle prit un nouvel essor après 1918 grâce à Nelson Cromwel, mécène américain qui assura la reconstruction de l’école après la grande guerre. Nouveau déclin momentané au début des années 1960, elle accueille à présent de nombreux élèves.

L’Hôpital et la Maison de Retraite

Le Roi Louis XVL’Établissement fut fondé au XVIIIe siècle après autorisation du Roi Louis XV qui adressa en Février 1758, des lettres patentes dont voici quelques extraits :
"Nos bien-aimés, les bourgmestres et échevins de notre ville de BAILLEUL en Flandre, nous ont fait savoir qu’ils sont chargés de différentes sortes de pauvres, dont le plus grand nombre est secouru et alimenté au moyen d’une contribution annuelle qui se perçoit sur tous les habitants, que les deux hôpitaux de garçons et de filles établis de toute ancienneté n’étant pas suffisants pour contenir la totalité des pauvres, on est forcé de mettre en pension la moyenne partie, d’où il résulte d’une part, que le revenu des pauvres se trouve absorbé par le paiement de ces pensions particulières, et de l’autre, que ces pauvres, qui sont abandonnés à eux-mêmes passent leur vie dans l’oisiveté, se livrant à la débauche et deviennent par la suite des citoyens aussi nuisibles à la Société que dangereux à l’État ; que le moyen le plus efficace pour l’ordinaire, la paresse et la mendicité étaient de faire construire un hôpital pour y renfermer les pauvres de la ville et de les y occuper à des travaux proportionnés à leur force et à leur capacité..."

Fronton de l'hôpital de BailleulCet hôpital (il s’agissait plutôt d’un Hospice car, à l’époque, les mots "Hospice" et "hôpital" étaient pris dans le même sens) fut établi au centre droit de la Rue de Lille (à l’emplacement actuel de l’Hôpital). Il se composait de bâtiments en briques, construits en forme de rectangle au centre duquel se trouvait une chapelle de grande dimension. Les bâtiments accueillaient les "Vieillards des deux sexes" et une annexe occupée par les orphelines.

A l’époque, les vieillards étaient accueillis à l’Hospice, appelé Hôpital Général de la Charité sous la responsabilité des filles de l’Enfant-Jésus.

Quant aux malades, ils étaient soignés à l’Hôpital Notre Dame (aussi appelé Hôpital de la Providence) situé Rue d’Ypres, à proximité du couvent des Sœurs Augustines de BAILLEUL, dites "Sœurs Noires".

La Révolution de 1789 amena la fermeture de l’Hôpital Général de la Charité (Rue de Lille) par suite du départ des religieuses qui s’en occupaient et du refus de nombreuses personnalités de la ville de collaborer avec les "salis culottes".

L’Hospice, Rue de Lille, resta fermé pendant une cinquantaine d’années. En effet, les bâtiments ne retrouvèrent leur vocation première qu’en 1839.

L’Hôpital, Rue de Lille, fonctionna de cette façon jusqu’à sa totale destruction en Avril 1918.

Dans sa forme actuelle, l’Hôpital a fait l’objet d’une reconstruction échelonnée entre 1925 et 1930, et eut à souffrir, de nouveau, pendant la guerre 1939-1945. En effet, il fut réquisitionné partiellement par les Autorités Allemandes. Certains bâtiments (Conciergerie, Hospice et Chapelle) furent endommagés par les bombardements.

Depuis, l’Hôpital n’a cessé de se moderniser et de développer des services et des techniques afin de répondre à vos attentes en tant qu’usager et parent d’usager.